Alors que les concessionnaires font face à l’incertitude engendrée par l’émergence de nouvelles formes de mobilité, que de nombreux véhicules demeurent sans propriétaire pendant plusieurs années et que les moteurs à combustion voient leur marge de manœuvre se réduire, la situation pour les acheteurs de voitures électriques est nettement plus favorable.
Après une période prolongée de hausse des prix, une guerre des prix semble se dessiner et commence déjà à se manifester. En janvier, les immatriculations de voitures électriques ont connu une augmentation de plus de 50 % en Allemagne, qui est le cœur de l’industrie automobile européenne, par rapport à la même période l’année précédente.
Cette dynamique est principalement due à la réduction des prix par les fabricants, en réponse aux normes d’émission, ainsi qu’à la croissance du secteur et à la concurrence internationale.
Malgré un assouplissement récent des réglementations, les constructeurs doivent impérativement accroître leurs ventes de véhicules électriques pour éviter des amendes pouvant atteindre des millions. Bien que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait suggéré d’accorder davantage de temps pour s’adapter, la pression réglementaire reste forte.
Un exemple de l’évolution possible du marché européen est le Royaume-Uni, où le “ZEV Mandate” (mandat de véhicule à zéro émission) est en vigueur depuis 2024. Cette réglementation impose qu’au moins 28 % des voitures vendues dans le pays soient électriques, avec des objectifs qui augmentent chaque année, visant 80 % d’ici 2030.
Pour atteindre cet objectif, les fabricants ont mis en place des incitations agressives pour l’achat de véhicules électriques tout en augmentant les prix des modèles à moteur à combustion.
Pour les spécialistes, cette dynamique a déjà pris de l’ampleur dans d’autres régions d’Europe. En Allemagne, environ quatre millions d’acheteurs explorent chaque mois des options de véhicules neufs ou d’occasion sur diverses plateformes. On y observe des initiatives telles que celle de la Hyundai Inster, dont le prix initial de 25 290 euros est réduit à 21 237 euros, représentant ainsi une remise de 17 %.
Un autre exemple est celui de la Volkswagen ID.3 Pro, dont l’offre de leasing était disponible à partir de 145 euros par mois jusqu’à épuisement des stocks.
Thomas Peckruhn, vice-président de l’Association allemande du commerce automobile, indique que les ventes ont connu une reprise en janvier, mais cela est dû au report de nombreuses immatriculations de décembre, qui ont été prises en compte pour atteindre les objectifs d’émissions de 2025.
Il estime également qu’il est peu probable qu’un gouvernement potentiel dirigé par Friedrich Merz mette en place de nouvelles subventions pour l’acquisition de véhicules électriques, bien qu’il puisse envisager une réduction de la taxe sur l’électricité et une amélioration de l’infrastructure de recharge.
Parallèlement, l’Union européenne élabore un plan d’action pour promouvoir l’achat de voitures électriques, en mettant particulièrement l’accent sur les flottes et les véhicules de société. Cependant, certains politiciens conservateurs plaident pour l’élimination totale des restrictions d’émissions imposées aux fabricants.
L’eurodéputé écologiste Michael Bloss avertit que sans une stratégie définie pour la transition vers la mobilité électrique, l’avenir de l’industrie automobile européenne pourrait être compromis.
Offres de voitures électriques en 2025
Bien qu’il puisse être complexe de clarifier les conditions d’une offre, qu’il s’agisse d’une proposition avec ou sans assistance, avec financement, ou même d’une éventuelle adoption d’un enfant, il est clair que les offres actuelles présentent un grand intérêt.
À titre d’exemple, une offre est actuellement disponible pour la Hyundai IONIQ 6, dans sa version d’entrée de gamme, équipée d’une batterie de 58 kWh et affichant une autonomie homologuée de 429 km, avec une remise de 13 000 euros, ce qui ramène son prix à 36 678 euros.
Un autre exemple est la réduction de 4 500 euros proposée dans le cadre du plan d’électrification de BYD. Ainsi, l’Atto 2, qui offre une autonomie de 312 km selon le cycle WLTP, verrait son prix de vente initial de 29 999 euros réduit à un attractif 25 499 euros durant la promotion.
Ces exemples illustrent ce qui nous attend en 2025, où nous pourrions observer diverses offres de la part des marques, surtout sur des modèles dont le prix est artificiellement élevé. Il sera donc essentiel de rester vigilant afin de saisir les bonnes affaires qui se présenteront.
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