Le service de robotaxi de Tesla a finalement été lancé ce week-end après une longue attente, mais le démarrage ne s’est pas déroulé sans accroc. À Austin, Texas, le service a commencé avec un nombre limité de véhicules sous une surveillance particulièrement stricte.
Dès les premiers jours, des incidents ont été signalés : une vidéo a montré un robotaxi circulant brièvement sur la mauvaise voie, tandis que d’autres véhicules ont été accusés d’excès de vitesse. Ces situations ont naturellement suscité des inquiétudes concernant la sécurité et la fiabilité du service, alors même qu’il n’en est qu’à ses débuts.
La diffusion d’images montrant un robotaxi franchissant une ligne et se retrouvant sur la mauvaise voie vient renforcer les interrogations autour du lancement de cette nouvelle offre de mobilité autonome.
Dans une vidéo relayée par Rob Maurer sur X, puis reprise par Bloomberg, on observe un robotaxi Tesla effectuer son trajet sans incident particulier pendant environ sept minutes. Soudain, le volant commence à trembler.
À un certain moment, le véhicule franchit la double ligne jaune, s’aventure brièvement sur la voie opposée, puis revient sur la droite. Bloomberg précise qu’un klaxon retentit au moment où la Tesla repasse la ligne, un rappel clair que ce type de manœuvre est strictement interdit pour les conducteurs.
Impossible de dire si la correction est venue du système lui-même ou via une intervention à distance. Ce qui est sûr : le superviseur à bord n’a pas eu besoin d’intervenir, du moins en apparence. Voilà qui remet sur la table les discussions sur la sécurité et la fiabilité de ce genre de technologie.
Les signalements d’excès de vitesse soulèvent de nouvelles questions
Bien que le service vient tout juste d’être lancé, ce type d’incident n’est déjà plus un cas isolé. Les premiers utilisateurs ont commencé à signaler sur les réseaux sociaux plusieurs comportements à risque, notamment des excès de vitesse.
Certains avancent que ces mauvaises manœuvres pourraient être dues à la circulation ou à l’influence des autres véhicules autour des robotaxis. Quoi qu’il en soit, ces vidéos continuent d’alimenter un débat sur la fiabilité réelle du système.
Contrairement à Tesla, Waymo, qui opère aussi des robotaxis à Austin, s’impose une stricte politique de respect des limitations de vitesse. Les études internes de l’entreprise l’ont confirmé à plusieurs reprises : la conformité aux règles reste une priorité stratégique pour eux.
Une technologie toujours sous le feu des critiques et faisant l’objet d’une enquête
Actuellement, la situation n’inspire vraiment pas confiance en ce moment. Tesla est sous une surveillance accrue, alors que son système de conduite autonome soulève de plus en plus de doutes. Début juin, le projet Dawn a diffusé une vidéo alarmante : une Tesla en mode autonome a percuté, à huit reprises, des mannequins de la taille d’un enfant lors de tests. Pas vraiment rassurant pour l’image de la sécurité.
En plus, le système Full Self-Driving (FSD) fait actuellement l’objet d’une enquête de la NHTSA aux États-Unis, suite à son implication dans quatre accidents survenus dans des conditions de faible visibilité. Pour une technologie censée révolutionner la conduite, ça commence à faire beaucoup de questions en suspens.
Cybercab sans volant déjà promis
Malgré toutes les difficultés rencontrées, Tesla ne lâche pas son ambition : le lancement du Cybercab, un véhicule totalement autonome, sans volant, reste au cœur de leur stratégie robotaxi. C’est clairement la prochaine étape qu’ils veulent franchir dans ce secteur.
Cela dit, après les récents événements, une question demeure pour tout le monde : est-ce que la technologie est vraiment prête pour ce niveau d’autonomie ? On a encore des doutes, et c’est légitime vu les enjeux.

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